Deux jeux de sabre sortis la même année, deux philosophies opposées. Phantom Blade Zero mise sur des combos de kung-fu ultra-rapides et un univers wuxia steampunk, là où Onimusha: Way of the Sword renoue avec la parade millimétrée qui a fait la réputation de Capcom. Si vous hésitez entre les deux, voici tout ce qui les sépare : combat, difficulté, durée de vie et prix.
Phantom Blade Zero face à Onimusha : le comparatif en un tableau
Que vous soyez un vétéran de Capcom en quête de nostalgie ou un amateur d'action-RPG qui cherche sa prochaine aventure au sabre, ce tableau résume l'essentiel avant d'entrer dans le détail.
| Critère | Phantom Blade Zero | Onimusha: Way of the Sword |
|---|---|---|
| Développeur | S-GAME | Capcom |
| Combat | Combos wuxia rapides et changement d'arme | Escrime posée et contres précis |
| Armes | Plus de 30 armes principales et 25 Lames Fantômes | Combat centré sur le katana avec les Armements Oni |
| Exploration | Zones ramifiées avec des chemins cachés | Hub de Kyoto relié aux missions scénarisées |
| Difficulté | Globalement plus accessible ; modes : Wayfarer (histoire), Pathbreaker (standard), Hellwalker (difficile), 66 Days (post-game) | Globalement plus dur ; modes : Story (facile), Action (difficile), Carnage (défi post-game) |
| Univers | Wuxia chinois et fantasy kungfupunk | Fantasy samouraï surnaturelle japonaise |
| Prix standard US | 59,99 $ | 69,99 $ |
| Durée de vie | Histoire seule : 25–33 h — Partie complète : 40–45 h | Histoire seule : 25–33 h — Partie complète : ~40 h |
Univers : dark fantasy wuxia contre mythologie féodale japonaise
Phantom Blade Zero se déroule à Wulin, un monde de dark fantasy inspiré des récits wuxia chinois, où un héros martial parcourt la Chine ancienne. On incarne Soul, un assassin accusé du meurtre de son maître. Transpercé en pleine poitrine lors d'un duel, il est sauvé par un cœur mécanique bleu. Il ne lui reste que 66 jours à vivre pour démasquer la conspiration derrière cette trahison. Le cadre « kungfupunk » marie arts martiaux traditionnels, horreur surnaturelle et machines steampunk, avec une mise en scène directement héritée du cinéma de kung-fu.
Onimusha: Way of the Sword aborde la dark fantasy autrement : direction le Kyoto du début de l'ère Edo, au Japon. On y suit le légendaire Miyamoto Musashi, qui affronte les démons Genma avec son sabre « No Name » et un mystérieux Gantelet Oni doté d'un cœur bleu. Attendez-vous à une aventure samouraï surnaturelle teintée de folklore sombre et d'horreur corporelle à la Silent Hill. Bonne nouvelle : inutile d'avoir joué aux précédents opus pour comprendre l'histoire.
Combat : combos de kung-fu ou escrime de précision
C'est le point qui sépare le plus les deux jeux. Dans Phantom Blade Zero, les enchaînements sortent tout droit des films de wuxia. Le gros avantage : vous n'êtes pas obligé d'attendre la fin de chaque animation. Les coups s'enchaînent fluidement et vous pouvez interrompre la plupart des attaques normales pour bloquer ou parer une frappe adverse. C'est le système Sha-Chi qui rend ce style agressif possible. Vous pouvez aussi équiper deux armes principales et en changer en plein combat : le changement d'arme recharge votre Sha-Chi. En revanche, les attaques spéciales Power Surge demandent plus d'engagement, et c'est là que le timing redevient crucial.
Dans Onimusha: Way of the Sword, le combat est plus exigeant, mais tout aussi gratifiant. Il paraît plus lent et moins spectaculaire que chez Phantom Blade Zero, mais il récompense la patience et la précision. La parade y occupe une place centrale : en frappant l'ennemi juste avant son impact, vous déclenchez la fameuse contre-attaque Issen. Musashi dispose aussi de l'Esquive Réflexe et d'attaques surnaturelles alimentées par son Gantelet Oni.
En résumé : si vous aimez l'action rapide et agressive, Phantom Blade Zero est fait pour vous. Si la satisfaction vient d'un contre parfaitement placé, tournez-vous plutôt vers Onimusha.
Difficulté : deux systèmes de parade comparés
Les deux jeux ont des boss corsés, mais aucun ne fonctionne comme un Soulslike classique.
Phantom Blade Zero propose Wayfarer pour une expérience plus accessible, Pathbreaker pour un défi équilibré et Hellwalker pour des ennemis plus coriaces au comportement plus adaptatif. Le système de parade est le cœur du jeu, surtout contre les boss : un éclat bleu signale une attaque que vous pouvez parer, à condition de respecter le timing. Un éclat rouge, en revanche, impose une esquive parfaite.
Contrairement aux Dark Souls, mourir ne vous fait perdre aucune ressource, et les ennemis classiques ne réapparaissent généralement pas une fois tués. Le plus grand confort reste la sauvegarde entre les phases de boss : pas besoin de refaire la première phase à chaque défaite. Si vous cherchez plus de challenge, débloquez le mode 66 Days, qui limite le nombre de morts autorisées.
Onimusha démarre avec les difficultés Story et Action, puis débloque le mode Carnage une fois le jeu terminé. Sa défense se joue sur plusieurs niveaux : bloquer, parer, dévier ou exécuter un Break Issen. La parade standard interrompt l'attaque en pressant la garde au moment de l'impact. La déviation inflige davantage de dégâts d'endurance et peut exposer l'ennemi à un Break Issen si vous videz toute son endurance : pour cela, maintenez la garde et appuyez sur l'attaque juste avant l'impact.
Lequel est le plus dur ? Aucun ne domine vraiment. Phantom Blade Zero teste vos réflexes en mesurant votre temps de réaction, tandis qu'Onimusha exige de maîtriser des fenêtres de contre plus serrées. La différence, ce sont les checkpoints entre phases de boss de Phantom Blade Zero, qui rendent les tentatives bien plus indulgentes.
Plateformes, durée de vie et rapport qualité-prix
Côté contenu, Phantom Blade Zero l'emporte largement. Comptez environ 25 à 30 heures pour une simple run scénarisée. Et il y a beaucoup plus : les 8 fins à découvrir, les zones optionnelles de fin de jeu menant à la Perfect Ending et l'équipement supplémentaire peuvent porter la durée de vie totale à 40–45 heures.
De son côté, Onimusha: Way of the Sword boucle son histoire principale en une vingtaine d'heures, avec les activités optionnelles qui allongent une partie moyenne à 25–33 heures, voire 40 heures pour le 100 %.
Autre point en faveur de Phantom Blade Zero : son prix de 59,99 $ contre 69,99 $ pour Onimusha. À contenu et tarif comparés, c'est donc Phantom Blade Zero qui gagne la manche.
Quel jeu de sabre ajouter à votre bibliothèque ?
Phantom Blade Zero s'adresse à ceux qui aiment le combat rapide et les arts martiaux, et qui accrochent à l'ambiance wuxia chinoise. Son exploration est également plus généreuse, avec davantage de liberté pour parcourir et découvrir de nouvelles zones. Onimusha vise les joueurs patients, friands d'attaques et de parades au timing parfait. Les deux proposent une escrime de qualité, simplement différente.
Niveau scénario, la profondeur émotionnelle se vaut, mais Onimusha est clairement plus centré sur ses personnages, tandis que Phantom Blade Zero mise sur des choix narratifs liés aux quêtes annexes et une intrigue plus complexe. Son lore et son worldbuilding, ce mélange de steampunk et de Chine ancienne, m'ont personnellement le plus marqué.
Et si le budget compte, Phantom Blade Zero reste le choix le plus rationnel : plus de contenu pour un prix légèrement inférieur. Dans les deux cas, guettez une promotion.



